« IL EST UN TEMPS POUR PARLER,

MAIS IL EN EST UN AUSSI POUR DORMIR »

                                                                    Homère, L’Odyssée.

reveil

« Bonjour, as-tu bien dormi ? ». C’est ainsi que l’on salue le matin la personne avec laquelle on partage le même toit. « Bonsoir, bonne nuit » dira-t-on le soir venu.

Intuitivement, nous savons que le bon jour dépend de la qualité du sommeil de la nuit précédente, et le bon sommeil de la qualité du jour qui le précède.

Le sommeil et la veille se contrôlent mutuellement. Le besoin de sommeil se construit progressivement pendant la veille et se dissout progressivement pendant le sommeil.

Le sommeil représente un tiers de notre vie et il assure des fonctions importantes.

Malgré son importance, notre sommeil est malmené ; considéré comme une perte de temps dans une société où le rendement et l’action sont valorisés. Il est pourtant le moment de la reconstruction et de la renaissance quotidienne.

Notre sommeil

Fatigue

Les motifs de consultation pour troubles du sommeil sont :

  • « je ne dors pas »

  • « je dors mal »

  • « je ne dors plus »

  • « je m’endors pendant le journée »

 

De nombreux tests sont disponibles dans la rubrique "sommeil" de notre site si vous souhaitez en apprendre plus sur votre sommeil.

Som-Ambul réalise vos enregistrements de sommeil à domicile dans la région de Mons et partout ailleurs dans le Hainaut et la Wallonie.

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Quand consulter ?

Christian Guilleminault

Le mal moderne est le manque de sommeil, nous dormons en moyenne 1h30 de moins qu’au début du XXe siècle. Cette dette de sommeil a un coût sur notre santé et est à l’origine d’accidents causés par des attaques de sommeil.

Depuis le début de l’humanité, le sommeil est considéré comme un état mystérieux qui s’apparente à la mort. Dans la mythologie grecque, la déesse de la nuit, Nyx, est la mère de nombreuses divinités, dont Morphée, le dieu des songes et des jumeaux : Hypnos, le dieu du sommeil, et Thanatos, le dieu de la mort.

C’est en 1928 que le psychiatre Hans Berger a démontré que le sommeil n’est pas un état passif grâce à l’étude de l’activité électrique cérébrale.

En 1959, le français Michel Jouvet et les américains Nathaniel Kleitman, Eugène Aserinsky et William Dément  découvrent que l’activité de notre cerveau passe par trois états : la veille, le sommeil à ondes lentes et le sommeil paradoxal.

En 1976, Christian Guilleminault identifie les apnées du sommeil. 

Actuellement, la médecine du sommeil est reconnue comme une spécialité à part entière. Elle prend en charge de nombreux troubles spécifiques qui peuvent affecter de nombreuses maladies pulmonaires, cardiaques, neurologiques et gastro-entérologiques (insomnies, hypersomnies, troubles respiratoires du sommeil, troubles des rythmes circadiens, parasomnies).

Quelques découvertes
au fil du temps...

lune sommeil

Comment se passent nos nuits ?

Quels mécanismes, cycles, évaluations, troubles, ... ?

Vous en apprendrez plus ci-dessous !

Comprendre vos nuits...

Apnée du sommeil ?

Le syndrôme d’apnées du sommeil, fréquent et souvent silencieux est responsable de nombreuses pathologies !

I. Le sommeil : comment ?

Lorsque nous nous endormons le soir, nous franchissons différentes étapes d’un parcours tout au long de la nuit.

Quel est ce parcours ? Qui nous donne le « top départ » et détermine la ligne d’arrivée ?

Pour s’assurer de la présence de sommeil, la polysomnographie analyse l’activité électrique cérébrale ; on observe une activité électrique différente de celle de la veille, correspondant au sommeil à ondes lentes et au sommeil paradoxal.

Le sommeil est organisé. Chaque nuit, les 2 types de sommeil se succèdent selon une organisation caractéristique en 4 ou 5 cycles qui durent environ 90 minutes.

Dès l’endormissement, nous entrons dans un état de sommeil léger, le stade I, pendant 10 min environ, puis le stade II pendant 15 min. Après cette étape, nous nous enfonçons dans le sommeil lent profond, le stade III  et y restons pendant 1 heure.

Les ondes bio-électriques sont lentes, elles témoignent du ralentissement de l’activité cérébrale ; parallèlement, le tonus musculaire est diminué.

Un peu plus d’une heure après l’endormissement, nous entrons brusquement dans une phase de sommeil paradoxal : le cerveau devient très actif, nos yeux sont animés de mouvements rapides, nous perdons totalement notre tonus musculaire. Cette phase dure environ 10 min.

Le deuxième cycle... est identique au précédent, dure environ 90 minutes.

4 ou 5 cycles s’enchaînent ainsi, cependant leur composition se modifie ; le sommeil profond est remplacé par du sommeil léger et des phases de sommeil paradoxal qui durent plus longtemps.

Le sommeil lent profond est un indice de qualité du sommeil, il se répartit essentiellement durant la première moitié de la nuit ; c’est le sommeil réparateur.

Le sommeil lent représente 75 à 80% de la durée totale de sommeil.

  • 5% : stade I

  • 50% : stade II

  • 20 à 25% stade III

 

Le sommeil paradoxal représente 20 à 25% de la durée totale du sommeil.

 

L'hypnogramme est le résumé de la répartition des stades de sommeil durant la nuit d'enregistrement.

L'Électro-encéphalographie (EEG)

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II. Quels mécanismes ?

Le sommeil dépend de 3 systèmes neurobiologiques distincts qui contrôlent chacun l’éveil, le sommeil lent et le sommeil paradoxal.

La bascule veille-sommeil contrôle l’endormissement : le passage de l’éveil au sommeil se fait grâce à 2 processus simultanés : une augmentation de la pression du sommeil et une diminution de celle de l’éveil. Le mouvement de la bascule est déterminé par notre horloge biologique de 24H.

    

Le sommeil lent et le sommeil paradoxal s'alternent toutes les 90 min selon une composition qui dépend de structures bien définies de notre cerveau.

III : Durée idéale du sommeil ?

C’est la durée de notre sommeil qui nous permet d’être en bonne forme physique et mentale, elle est extrêmement variable d’une personne à l’autre et évolue avec l’âge.

La meilleure façon d’évaluer son besoin de sommeil est d’observer son rythme le week-end ou durant les vacances.

Le nouveau-né dort environ 16H par jour dont 8H en sommeil paradoxal, l’enfant a besoin de dormir environ 10H jusqu’à l’adolescence.

L’adulte a besoin de 7 à 8 H de sommeil ; les longs dormeurs auront besoin de 9H, et pour les courts dormeurs 6H seront suffisantes.

Ces différences de durée sont dues en partie au fait que les courts dormeurs ont un sommeil plus efficace et de meilleure qualité.

Avec le vieillissement, la durée du sommeil reste globalement la même, mais sa répartition évolue ; la personne âgée dort plus durant la journée et moins la nuit. De plus le sommeil est plus léger avec disparition du sommeil lent profond.

Naissance - Enfance - Adolescence - Adulte  

IV. Qualité de nos nuits ?

C’est la composition du sommeil qui fait sa qualité, notamment la durée et la stabilité du sommeil lent profond.

Le bon dormeur dort d’une traite sans se réveiller, son sommeil lent profond est bien établi, il se sent en bonne forme toute la journée.

Le mauvais dormeur se réveille fréquemment, son sommeil lent profond dure moins longtemps, il est somnolent durant la journée.

La somnolence est définie comme une baisse de vigilance et une tendance à l’endormissement. Maximale durant la nuit mais aussi en début d’après-midi où elle favorise la sieste. Elle est aggravée par le manque de sommeil.

V. Somnolence :

Il existe 2 méthodes d’évaluation de la somnolence.

  1- Échelle d’Epworth (subjective)

 

  2- Enregistrement de  

       l’électroencéphalogramme (objective)

On mesure le temps que met une personne allongée dans un lit dans la pénombre pour s’endormir. Il n’y a pas de somnolence si le sommeil n’a pas débuté dans les 20 minutes.

Télécharger l'échelle d’Epworth >>

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VI. Incidence sur la vie :

La privation de sommeil occasionnelle peut se récupérer en 1 à 2 nuits de sommeil plus long.

 

La privation chronique a des effets sur la santé, elle favorise le développement de troubles cardio-vasculaires, de troubles métaboliques facilitant l'obésité, du diabète, de troubles anxio-dépressifs et la diminution des défenses immunitaires.

 

Les maladies, les accidents et l'absentéisme liés au manque de sommeil ont aussi un coût socio-économique très important.